Flannie

Le théorème de l'escarpin

Catégorie : Edito

  • Le rouge est de saison. De Ferrari à Miyake, il est en première place du podium de l’été. Oprah Winfrey avait déclaré en applaudissant la collection printemps-été de Raph Lauren en ouverture de la Fashion Week de New-York “Je pense que l’on porte du rouge quand on sait que l’on a gagné”.

    Le rouge gagnant n’est plus un statement.

    Primaire. Primare. Mais point trop bestial. Tranché. Il se fait architecture. Chez Ralph Lauren, il réhausse la personnalité, se propose comme une signature sur un tailleur pantalon. Chez Ashlyn, il arme la Vessel Collection. La maison Hermès propose une vision pétillante du cuir fétiche qu’elle détourne avec un crop top lacé et un pantalon en cuir rouges espiègles. Loewe invite à jouer avec une mini robe en cuir rouge zippée sans se prendre au sérieux. Idem chez Issey Miyake qui joue de rouge entre plissés et découpes sauvages sur une déclinaison de robes et de jupes architecturales. La petite robe noir devient cet été “petite robe rouge”, pièce phare tout en cuir jusqu’au noeud de la robe chez Givenchy qui rend le rouge empathique, loin des clichés passés.

    Ludique, triomphant, le “nouveau rouge” apporte du mouvement, de la fluidité. Il ose se faire langage plutôt qu’élément de ponctuation jusque dans la parfumerie. Il stimule la créativité sans écraser. C’est une des couleurs les plus instinctives qui soient  et l’été semble bien vouloir marquer un retour à cet instinct.